Workshop Radio-Art au Master de Cherbourg

Dès demain débute le workshop Radio-Art à l’ésam avec notre invité Erik Minkkinen au Master de Cherbourg.

Guitariste, membre fondateur du prestigieux trio rock noise expérimental : Sister Iodine, il collabore dans de nombreux autres groupes : Antilles, Grifu, Noyade, jusqu’à NFL3, avec lesquels il composera une nouvelle bande-son pour Le Golem (1920) de Paul Wegener en Ciné-concert.  Erik aime également souvent se produire avec d’autres musiciens (en live ou en studio) : tel Andy Bolus, Pierre Faure, Cathy Heyden, Henner Henzler ou Noël Akchoté.
Il a créé Le Placard (concept du concert avec casque en appartement )
et co-anime l’émission de Radio : Lapin Kult.
L’univers sonore d’Erik Minkkinen est extrêmement visuel : il s’impose par évidence, dans la capacité à créer des paysages électroniques dévastés, et par un jeu de motifs toujours surprenants, déjoue le système mental de nos projections, et par réfractions, espaces et reprises, il arpente les dernières limites du bruit et de la musique.
Erik Minkkinen interroge, par machines interposées, sur notre devenir humain, et, procède à faire combiner nos humeurs changeantes et notre volonté d’adaptation, par patch, soudures, textures, injections, interjections, ou micro-contacts, avec la sensation pure puis l’apparition d’images psychédéliques provoque alors toujours une émotion inquiète et familière à la fois.

Il nous parlera de Tetsuo Kogawa, théoricien, activiste et artiste, figure incontournable des arts sonores et radiophoniques, et nous aidera à fabriquer des émetteurs Mini-FM pour la radio de la méduse…

Tetsuo Kogawa est certainement l’une des personnes les plus influentes des arts sonores et radiophoniques, et une figure incontournable des réflexions contemporaines les plus radicales sur la communication et les médias.

Théoricien, activiste, artiste, Tetuso Kogawa n’a jamais cessé d’être tout cela à la fois. Beaucoup ont profité des fruits de ses recherches, et parfois sans le savoir : ses manifestes et ses créations électroniques ont tant été partagés, repris ou commentés, qu’ils ont contribué à alimenter la culture commune de la génération actuelle des expérimentateurs sonores, hackers, penseurs de la radio, des médias et des mondes numériques. Son nom revient de proche en proche, associé à ceux de théoriciens comme Félix Guattari ou Franco Berardi et d’artistes comme J. Duncan ou Hank Bull ; au programme de festivals et d’évènements majeurs dans le monde entier (il a été l’invité du Banff Center for the Arts, de la Bauhaus University, de la Kunstradio, de la Tate Modern, des festivals Musikprotokol, AV Festival, Cut & Splice et beaucoup d’autres) ; aux sommaires d’ouvrages majeurs sur l’art radiophonique et le media-art (Radiotext(e), Radio rethink, Reinventing radio…).

Mais il faut encore dire que Tetsuo Kogawa est l’auteur de plus de trente ouvrages critiques sur la technologie et les médias, la figure tutélaire du mouvement japonais des radios libres pendant les années 1980, le créateur d’un art des ondes resté sous le nom de « radio-art » et l’inventeur de circuits électroniques étonnants. Il reste encore à explorer la partie immergée de l’immense iceberg Kogawa, et à dévoiler la densité de sa pensée et de la cohérence de sa recherche, qui articule depuis la fin des années 1970 et jusqu’à aujourd’hui la réflexion sur nos devenirs technologiques et médiatiques, l’expérimentation sociale et collective, l’activisme électronique et la création artistique.


Liens à consulter :

https://p-node.org/works

http://uveditions.com/wp-content/uploads/2019/05/TK_Emetteur.pdf

https://esamaudio.wordpress.com/2019/03/12/tetsuo-kogawa-radio-art/

http://s.eeek.free.fr

https://acentrale.org

http://dlwis-websdr.ham-radio-op.net:8901

https://fr.wikipedia.org/wiki/Radiofacsimilé#Les_récepteurs


Workshop Haye Haye

En avril 2019 un groupe d’étudiants de l’Interfaculty ArtScience de La Haye est venu participer à un workshop avec les étudiants de l’ésam pendant le festival ]interstice[ et développer des projets artistiquescollaboratifs. Cette fois ce sont les étudiants du Studio Modulaire qui se rendent à La Haye.Retour ligne manuel
Durant une semaine, ils travailleront sur un projet d’ensemble d’improvisation audiovisuelle qui donnera lieu à une restitution publique. En encourageant le travail collaboratif en groupe, l’objectif final de l’atelier est de créer un environnement performatif multi sensoriel.
Les étudiants seront initiés à la méthode de travail de l’ensemble RecPlay. Depuis 2001, RecPlay est l’ensemble d’improvisation ArtScience. Parmi les thèmes de recherche abordés dans la méthode RecPlay figurent les interfaces multi-joueurs, les structures d’improvisation, l’art du bruit, le feedback en image et en son, les systèmes de composition en temps réel, les compositions spatiales et les interactions avec les éléments architecturaux.
L’accent pratique sera mis sur le développement d’improvisations et de compositions et sur le développement du jeu collectif à l’aide d’instruments non conventionnels.

Atelier Max

Pendant 3 jours, initiation au logiciel Max au Studio Modulaire :

– Découverte de l’environnement graphique de programmation d’application interactive MAX MSP, prise en main de l’interface

– Introduction à la norme MIDI (Protocole de communication entre instruments électroniques) et manipulation des données de contrôleur externes (clavier MIDI, capteurs…)

– Découverte de la partie Audio (MSP). Programmer le logiciel (interface graphique) pour lire et modifier du son en temps réel.

– Découverte de la partie vidéo (JITTER).Programmer le logiciel (interface graphique) pour lire et modifier du son en temps réel.

Workshop de rentrée avec Adelin Schweitzer

Du 23 au 27 septembre,  workshop de rentrée avec Adelin Schweitzer membre du laboratoire nomade Deletere, qui sera en résidence toute l’année au sein du Laboratoire Modulaire de l’esam.

Les Dronards © Gaetan Bailly

Né en 1978, Adelin Schweitzer vit et travaille à Marseille. Diplômé en 2004 de l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence il poursuit depuis une carrière d’artiste polymorphe à la croisée des chemins entre performances immersives, expérimentations audiovisuelles et nouvelles technologies. Du Rimini Protokoll en passant par Tinguely, Marc Pauline du S.R.L. ou bien encore Stelarc, Adelin s’inscrit dans une filiation artistique d’avant-garde. Puisant dans les imaginaires de la science-fiction et des sciences cognitives l’artiste trace au fils du temps les contours d’un univers prospectif singulier.

Deletere est un laboratoire nomade au sein duquel la recherche se concentre sur les nouvelles technologies en tant que médium artistique. Résolument transversale, l’association produit et diffuse essentiellement des œuvres et des performances multimédia qui interroge le public sur sa relation aux Machines. Fondée à Marseille en 2013, deletere abrite désormais un collectif d’artistes et de techniciens réunis leur complémentarité technique et leur curiosité pour ce médium.

Adelin Schweitzer (directeur artistique et techno-chaman), Naoyuki Tanaka alias NAO (Performeur et programmeur multiplateforme), Grégoire Lauvin (Plasticien et électronicien), Lucien Gaudion (Plasticien et compositeur), Gaëtan Parseihian (Chercheur en acoustique et musicien).

http://deletere.org

Workshop Crash !

Workshop « Crash » au Studio Modulaire avec Paul Duncombe.

À travers une réflexion singulière portée sur les interactions entre les êtres humains et la nature, Paul Duncombe (né en 1987 à Caen) explore les différentes échelles dupaysage. Ses recherches successives, sur les banquises du Labrador, les tempêtes en mer Celtique, les forêts boréales, ou encore les terres irradiées de Fukushima, visent les mécanismes contingents qui lient ces vastes territoires avec les créaturesqui s’y développent et les éléments infinitésimaux qui les composent. À partir d’un travail photographique in situ puis de séries d’expérimentations méthodiques conduites en atelier ou en laboratoire, ses projets mettent alors en relation la simplicité apparente des oeuvres de la nature avec la technicité croissante des sociétés modernes.

Du simple geste aux installations monumentales les plus complexes, entre performances, sculptures minimales et interventions sur site, son travail traverse les frontières et les disciplines. Que ce soit pour l’organisation d’une expédition sur un lac gelé (Sur Fond Blanc, 2015) ou pour la production d’une oeuvre électronique expérimentale dans le Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (Nova Stella, 2018),ses recherches l’ont mené à collaborer avec de nombreux artistes, ingénieurs et artisans mais aussi avec des biologistes, des archéologues, des astrophysiciens, des guides de haute montagne ou encore l’armée, multipliant ainsi les points de vue et les expériences.

Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2014, Paul Duncombe développe et expose de nombreux projets en France et à l’étranger:Unicorn Center for Art (Beijing, 2018), 63ème Salon de Montrouge (Paris, 2018), Interstice – Rencontre des Inclassables (La Station Mir, Caen, 2018), Shelter (La Vallée, Bruxelles, 2017), Appareiller (Palais de Tokyo, Paris, 2017), Jeune Création 66 (Galerie Thaddaeus Ropac, Paris-Pantin, 2016), Apex (Les Ateliers Vortex, Dijon, 2016), Détours (Voyons- Voir, Aix-en-Provence, 2016), Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli, Québec, 2015), Sur Fond Blanc (Avatar – Coopérative Méduse, Québec, 2015), Sunken Wall (Kyoto Art Center, Kyoto, 2012).